L’intro doit cerner le sujet, préciser la problématique :
La violence = les violences sont multiples : il faut les préciser. L’actualité ne doit pas faire oublier les violences sociales par exemple (la menace de faire sauter son usine) ou oublier que la violence terroriste se trouve aussi en Europe (pays basque, Irlande), en France (Corse). La violence entre peuples, mais aussi entre individu (racket, viol)
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Souligner le côté paradoxal du sujet et annoncer le plan : nos sociétés réprouvent généralement la violence,
la condamnent même, ne reconnaissant que celle qu’elle met en place pour se protéger. Pourtant, des
violences sont revendiquées, et il s’agit donc de savoir si, dans certains cas, elles peuvent être justifiées, et
pourquoi, dans quelles limites, etc…

I – Nos sociétés condamnent toute forme de violence, individuelle ou collective, ne
s’autorisant que les formes de violence contrôlées par la loi
A – Le rôle de l’Etat est d’assurer l’ordre, la sécurité des citoyens, de faire respecter les lois votées
démocratiquement qui permettent aux hommes de vivre ensemble. Toute violence, publique ou privée
(familiale, conjugale), peut dès lors être l’objet de plaintes de la part des victimes. On ne peut faire justice
soi-même et ce sont les tribunaux qui gèrent les conflits. La violence qui surgit parfois dans la répression ou
l’incarcération est d’autant plus injustifiée.
B – La violence est pourtant légitime quand l’Etat l’autorise en temps de guerre, s’il est menacé (L’Etat a le monopole de la violence légitime selon Weber) ou quand il l’autorise à l’individu si sa vie, son intégrité sont menacées (menace de mort, viol). On parle alors de légitime défense.
La violence sera également justifiée si l’Etat lui-même est un Etat totalitaire violent (1940/45 : la
Résistance), et ne permet aucune autre forme d’expression ou de lutte politique.
II – Mais nos sociétés ont connu et voient se développer des violences revendiquées,que l’on peeut comprendre mais difficilement justifier
A – Les violences de ceux qui s’estiment abandonnés par le jeu démocratique, qu’il s’agisse des jeunes de
banlieues défavorisées qui brûlent des voitures pour crier leur colère ou attirer l’attention des pouvoirs
publics ou des terroristes palestiniens, kurdes, quand l’ONU n’intervient pas ou n’applique pas ses résolutions.
Dans les deux cas, c’est la résolution politique des problèmes qui ne se fait pas, ou qui tarde trop,
abandonnant à leur sort les exclus dans nos banlieues, ou des populations, des minorités victimes de rapports
de forces nationaux ou internationaux. C’est la violence des révolutionnaires de 1789, la violence coloniale, qui
surgit faute de solutions politiques. C’est aussi celle des licenciés économiques, victimes de violences dites
« douces ». La paix peut être aussi violente que la guerre.
Certains leur trouvent parfois des circonstances atténuantes quand d’autres soulignent que nos sociétés
mettent tout en place (préventions, médiations) pour éradiquer ces violences.
B – La violence est l’arme de ceux qui n’ont pas d’armée puissante, quand le combat est par trop inégal
(Résistants pendant l’Occupation, palestiniens…. Le terrorisme a pris une dimension spectaculaire avec les
attentats du 11 septembre, Il est parfois sélectif, « ciblé » (ETA), visant des représentants du pouvoir.
Quant il est « aveugle », faisant des victimes innocentes, il est particulièrement insupportable à nos sociétés
sécurisées.
Rares sont pourtant ceux qui ont pu mener leur combat politique sans recourir à la violence : Gandhi, Martin
Luther King ont été assassinés. Et la Révolution de 1789, comme la plupart des révolutions, extrêmement
violente, est pourtant fêtée et commémorée. Notre hymne national en a encore les accents sanglants. Nos
héros sont rarement des pacifiques, ce qui est une forme de légitimation.
Enfin, soulignons que si la violence est condamnée, elle est omniprésente dans les jeux, films, médias.